The Black Magma

"Tu veux la balle PJ? Pas de souci, va juste te placer là-bas. Non, plus loin. Plus loin, je te dis."

Man on Fire, la torche humaine, l’extraterrestre de la zone 41, appelez le comme vous voulez. Il répondra quoi qu’il arrive. Il c’est Gerald Green, le poil à gratter des Suns qui n’a de cesse de revenir à la charge pour vous surprendre et vous terrasser quand vous ne l’attendez jamais, voire surtout quand vous ne l’attendez que trop bien. On commence seulement à le comprendre dans toute la ligue, mais à Phoenix, là où la Terre est plus ronde qu’ailleurs, on sent le coup de semonce arriver avant même que le vent se lève.

Il ne s’agit pas là d’un vulgaire ouragan ou d’une simple tornade. Non. Quand le Green sort de son sommeil c’est de la lave en ébullition qui jaillit de son corps. Peu importe qui se retrouve en face, il absorbe tout sur son passage et déverse des jets incontrôlables, presque orgasmiques. Et quoi de mieux qu’une affiche de bataille météorologique entre le Soleil et le Tonnerre pour balancer ses plus belles boules de feu.

Comme souvent Phoenix va démarrer la rencontre bien timidement, concédant des pertes de balle non provoquées qui envoient rapidement Westbrook plusieurs fois sur orbite en contre attaque. L’écart va enfler tout de suite à -10 mais qu’est ce que vous voulez y faire, c’est ainsi qu’on joue au basket dans l’Arizona. Il faut toujours qu’il y ait des histoires de run, ce n’est jamais linéaire. Les avantages et défauts qui caractérisent la jeunesse et surtout l’inexpérience de ce jeune effectif.

Mais les dents de lait rayent déjà le parquet et ce n’est pas un défi de plus qui va faire reculer cette jeune troupe. Dans ce match où Phoenix n’alignait que 60% de ses starters (OKC également, pas de Perkins & Sefolosha) les solutions viennent toujours du banc, et ce sont les Morris qui vont immédiatement apporter un impact salutaire permettant de rester à une distance respectable du N°1 de la Conférence Ouest.

Durant, par chance, n’est pas du tout réglé comme du papier à musique dans ce début de rencontre. En revanche Westbrook est tout bonnement inarrêtable. Il en est conscient et le fait un peu trop savoir à Green qui défend sur lui la plupart du temps. Tu t’es trompé de cible, il ne faut jamais viser l’homme. Surtout celui qui n’a que 4 doigts à la main droite.

Tranquillement, Gerald met en chauffe la belle machine. Il ne prend pas le moindre shoot lors des 9 premières minutes du match, attendant patiemment le bon moment, comme un vétéran qu’il est devenu, lui l’éternel jeune trop fougueux. 11pts dans le deuxième quart temps, une mise en bouche pour ce qui viendra par la suite.

UN QUART TEMPS DE FOLIE

The Black Magma va transformer la salle en volcan et attiser le feu en soufflant sur les braises. 25pts!!! Un flot incontrôlable durant lequel il va enchainer un incroyable 6/6 à 3pts et obtenir 3 lancers francs sur sa 7e tentative. Période fusionnelle avec le public qui va permettre de renverser totalement la tendance et faisant passer le match de -16 à +3 en un rien de temps.

L’ambiance surchauffée va aider les Suns à créer un écart, par l’intermédiaire d’un Markieff Morris absolument somptueux de volonté et talent. Ce dernier finira avec 24pts dans un impeccable 8-13 aux tirs et 8-10 aux LF. Green ajoutera 5pts à son total pour atteindre le 41° de fièvre et pulvériser son ancien record en carrière de 36 unités…établi il y a quelques semaines.

Les banderilles de Westbrook et Durant ne suffiront pas. Phoenix était trop fort cette nuit et la série de 11 défaites consécutives face au Thunder peut enfin toucher à sa fin. Les Suns finissent le travail grâce à Goran le Dragon, tueur métallique. Ils s’accrochent à leur 7e place de la Conférence qui les amèneraient peut être à rejouer leur adversaire du soir en Playoffs.

SUNS 128-122 THUNDER

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