You don’t mess with the Goran

Goran Dragic

Portés par un Goran Dragic tranchant comme une lame et froid comme une lame, les Suns remportent la deuxième victoire de leur road trip à l’Est.

Premier quart temps de feu pour les Suns. Le Magic, qui a joué la veille, est complètement apathique et ce manque d’agressivité se paye cash face aux shooteurs déchaînés de Phoenix. Green, Dragic puis Marcus maltraitent tour à tour la défense d’Orlando en alternant pénétrations supersoniques et jumpers assassins. 31-21 à la fin d’un quart-temps disputé sur un rythme infernal, Green pointe déjà à 13 points, Goran a lui distribué 6 passes décisives sur la période pour aller avec ses 8 points. Au total, le backcourt a rentré 4 tirs à trois points au cours de ces 12 premières minutes.

Un seul mot d’ordre : toujours plus vite. Les Suns appuient une nouvelle fois sur l’accélérateur et les Morris ne se font pas prier pour faire voler en éclat la défense du Magic. Ish Smith, précieux en défense, est en revanche moins utile en attaque. Le dynamique meneur de jeu se laisse griser par la vitesse et en oublie ses partenaires. Orlando revient dans la partie, et Ish sur le banc. Avec Dragic aux commandes, le jeu retrouve sa fluidité et les contre-attaques s’abattent sur Orlando comme la pluie sur Brest. La grosse prestation défensive des Suns (7 contres, seulement 3 rebonds offensifs concédés) leur assure du fastbreak à l’infini. Green gratifie le public floridien d’un windmill made in Palombie et Tucker clôt la mi-temps d’un 3 points dans le corner -what else? +9 Phoenix, mais Orlando semble incapable de rivaliser face à tant d’intensité.

Au retour des vestiaires, les usual suspects répondent présents et continuent à scorer, mais rapidement, Orlando recolle. Moins concentrés en attaque comme en défense, les Suns perdent bêtement la balle et laissent une nouvelle fois leurs adversaires se refaire la cerise. Vucevic marque dans toutes les positions tel Peter North, Oladipo donne l’impression de traverser le parquet à moto tant il va vite et Afflalo se charge de rajouter des points au tableau d’affichage sans jamais donner l’impression de forcer. Heureusement, Captain Dragic reprend les commandes du match, les Suns conservent leur avance même si le jeu offensif est de plus en plus irrégulier.

Le quatrième quart confirme cette tendance : alors que Phoenix peine à scorer, Jameer Nelson montre les crocs. Le Magic est désormais au contact, Hornacek s’arrache les cheveux et utilise temps mort après temps mort face aux tirs idiots de Marcus Morris et Gerald Green. Dragic se retrouve coupé du ballon par ses propres coéquipiers, l’attaque est à la rue. Seuls quelques jump shots inspirés parviennent à repousser les assauts du backcourt floridien, qui au passage oublie de servir Vucevic à l’intérieur pour le plus grand bonheur des Suns. A moins de deux minutes de la fin, Orlando est à moins de 5 points, et Phoenix sur une dynamique plus que négative.

Enfin en possession de la gonfle, Dragic marque un layup sur une pénétration splendide, puis l’équipe réalise un bon stop. Dragic drive, ne trouve pas la faille et ressort sur Frye ouvert à trois points. La défense revient bien, Frye doit redonner à Dragic qui a sur lui Vucevic, à qui il rend plus de vingt centimètres. Feinte de démarrage, stepback derrière la ligne. Le shoot monte, tombe, et fait ficelle. L’ombre de Steve Nash plane sur l’Amway Center. Dragic reprend un ticket pour aller s’amuser dans la défense de Mickeyland, il remet un pull-up dans la foulée. Phoenix s’impose 104-96.

Dragic donc. 7 points dans les 2 dernières minutes, 23 points au total. 13 passes pour zéro perte de balle. Patron. A ses côtés, Frye aura tardé à se montrer mais a été capital dans le dernier quart, quand Green a lui mis Phoenix sur les bons rails avant la mi-temps. Les Twin Towers combinent pour 28 points en sortie de banc, mais que de mauvais choix… En face, Afflalo et Nelson auront donné des sueurs froides à la défense, mais heureusement pour Phoenix, aux dépens de Nikola Vucevic qui pose un 20-10 mais sans avoir vu le moindre ballon en fin de match. Phoenix repasse dans le positif sans vraiment rassurer dans le jeu, mais en démontrant une nouvelle fois des qualités évidentes en contre-attaque. Prochaine étape du road trip, Miami. Too quick for the Magic, trop vite pour le Heat?

BOX ORL